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  • Photo du rédacteurLa Nouvelle Orléanaise

L’Astrolabe, « la fabrique à étoiles »

La première fois que j'ai mis les pieds à l'Astrolabe, c'était le 23 mars 2023 et, après cette première expérience, je me suis étonnée du temps qu'il m'avait fallu pour le faire. Je connaissais l'endroit de réputation ; je savais que des artistes aussi bien connus qu’émergents s’y produisaient. J’attendais simplement une occasion pour m’y rendre.

Elle se présenta grâce aux cours de Lindy Hop et de Charleston que je suivais à l’époque auprès de l'association Swing Chap. Nous étions plusieurs danseurs à avoir vu que le groupe The Harlem Gospel Travelers était à l’affiche. C’était le moment.

Si ce fut la première fois que j’y mis les pieds, ce ne fut pas la dernière... En août dernier, lorsque les organisateurs du Festival Hop Pop Hop ont annoncé qu’ils étaient à la recherche de bénévoles, notamment pour réaliser des interviews, je voulais en être. C’est ainsi que j’ai pu vivre deux jours de festival inédits: j’ai interviewé le groupe de musique folk Back and Forth et je suis allée à la rencontre des bénévoles. 

Plus tard, j’ai eu l’opportunité d’aller voir le chanteur de soul Lee Fields, le chanteur de blues Nick Waterhouse, la chanteuse de folk Alela Diane, ou bien encore Voyou – étoile montante de la pop française – qui restera, pour moi, le concert le plus mémorable de la saison. La grande fan de pop que je suis a en effet été comblée par la musique, les paroles et l’énergie du chanteur et de ses musiciens.

C'est en grande partie grâce à Marion Geffroy, la responsable communication de L’Astrolabe, que je dois ces moments de joie. Elle a choisi de me faire confiance en m’offrant une accréditation pour le Festival ; elle m’a montré les coulisses de L’Astro, dont les loges, et présenté ses collaborateurs.

Dans cet article, découvrez les petites et les grandes mains de ce lieu chaleureux, dynamique et vibrant. On commence avec une interview de Mathieu Duffaud, chargé de programmation, suivie de celle de bénévoles, avant de conclure par un paragraphe dédié à l'histoire de L'Astro et à son avenir.


Visite guidée de L'Astrolabe avec Marion Geffroy. Elle adore la diversité des missions et découvrir de nouveaux talents.


Avec Mathieu Duffaud

Mathieu Duffaud dans le célèbre siège léopard de la grande loge.

LNO : Mathieu, depuis combien de temps travaillez-vous à L'Astrolabe ?

Mathieu : Depuis le tout début ! J'ai commencé à faire un stage un mois après l'inauguration de mars 1999 jusqu'en juin de la même année, et je suis programmateur depuis 2004. Cela fait vingt ans !


LNO : Comment choisissez-vous les artistes qui se produisent à L'Astro ?

Mathieu : Plusieurs approches permettent de guider nos choix. D'abord, je me déplace régulièrement, en France et/ou à l'étranger, afin d'assister à des concerts. C'est important de voir les artistes se produire et jauger la réaction du public. Ensuite, notre équipe est en lien avec des programmateurs d'autres salles du pays – cela nous permet d'échanger sur les artistes et de nous adapter au mieux aux goûts du public qui évoluent d'année en année. Par exemple, la musique rap prend de plus en plus de place au fil des saisons. Enfin, les artistes, ou bien leur tourneur, peuvent nous contacter pour se produire dans l'une des deux salles de L'Astro. En moyenne, 40% des artistes sont de la région, et 60% viennent d'autres régions et de l'étranger.


LNO : Quelle différence y a-t-il entre les deux salles ?

Mathieu : La petite salle peut contenir jusqu'à 220 spectateurs. Elle accueille des artistes émergents, ou bien des artistes qui ont leur public. Quant à la grande salle, elle peut accueillir jusqu'à 570 personnes – elle est réservée aux têtes d'affiche. Nous avons par exemple reçu des artistes comme Julien Doré, Angèle, Stromae, Christine and the Queens, Muse, John Butler...


LNO : Depuis 2016, L'Astrolabe s'exporte chaque année au cœur de la ville avec le Festival Hop Pop Hop. Quelle était votre ambition à l'époque de sa création?

Mathieu : Nous avions comme ambition de créer une émulation dans le centre-ville d'Orléans et ce, en proposant des artistes émergents dans divers lieux emblématiques de la ville, comme le Campo Santo, le jardin de l’Évêché ou bien la Salle de l'Institut. D'autres villes proposent des festivals urbains ; Orléans avait tous les atouts pour faire de même !

Chaque édition demande beaucoup de préparation. Pour vous donner une idée, nous réfléchissons à la programmation de l'édition 2024 depuis décembre dernier. Il faut aussi trouver des partenaires, des mécènes, un régisseur, contacter des graphistes, des équipes de sécurité... C'est un travail de longue haleine dont l'aboutissement est toujours un moment de grande joie pour toute l'équipe.


LNO : Le festival Hey Gamins !, à destination du jeune public cette fois, s'exporte lui aussi hors les murs de L'Astro. En 2023, il a eu lieu à Chécy. C'est important pour vous de sensibiliser les jeunes aux musiques actuelles ?

Mathieu : Oui, nous menons toute une action culturelle allant dans ce sens. Nous travaillons en lien étroit avec les écoles, collèges et lycées. La musique doit être accessible à tous.

D'ailleurs, nous nous réjouissons de voir que d'autres acteurs de la ville participent à ce mouvement de sensibilisation, car la demande est forte, et L'Astrolabe ne peut pas tout centraliser. Cependant, l'impact pourrait être encore plus fort s'il ne s'agissait pas seulement d'initiatives individuelles ; la ville doit être plus ambitieuse dans sa politique culturelle.


LNO : Pour conclure, quel aspect de votre métier appréciez-vous le plus ?

Mathieu : J'aime aller sur le terrain dénicher de nouveaux talents et voir l'accueil que leur réserve le public. C'est aussi très agréable de voir des artistes que l'on aime se produire.


Avec les bénévoles, au vestiaire

Dominique, Nathalie, Sandie, Simon et Frédérique

LNO : Qu'est-ce qui vous a poussés à vous engager en tant que bénévoles ?

La team : Il y avait cette envie de découvrir différentes cultures, différentes musiques, mais aussi celle de rendre service tout en profitant des concerts. L'ambiance est incroyable ici ! Nous sommes une équipe d'environ 100 bénévoles ; il y a de l'écoute, de l'entraide, et de la bienveillance. Cela nous sort un peu de notre quotidien. Et puis, le public est vraiment sympa !


LNO : A quelle fréquence venez-vous à L'Astro ? Êtes-vous préposés au vestiaire ?

La team : Nous venons quand nous sommes disponibles ; cela peut être régulier ou ponctuel. Aussi, nous n'avons pas de poste attitré : nous allons, selon les envies et les besoins, d'un poste à l'autre, que ce soit au vestiaire, au Bureau des adhésions, au bar, ou bien au service restauration.


Avec les bénévoles, au Bureau des adhésions

Florine, Elvira et Mohammed

LNO : A quoi sert le Bureau des adhésions exactement ?

La team : Ici, nous vendons la carte d'adhésion. Les abonnés de L'Astro peuvent ainsi bénéficier de tarifs avantageux pendant un an, non seulement au sein de L'Astro, mais aussi au sein de salles de concert partenaires de la région (plus d'infos sur le site ici)










Avec les bénévoles, au bar

Aline, Julien, Laury et Alexis


LNO : Au bar, vous êtes aux premières loges pour profiter de l'ambiance et des concerts. Quel fut le concert le plus marquant pour vous?

Julien : Cela fait dix ans que je suis bénévole... Et pour moi, je dirais que c'est Yodelice.

Aline : J'avais adoré voir John Butler la première fois en 2006 en tant que spectatrice, j'ai adoré le voir en tant que bénévole en juillet dernier.


Voyou, Alela Diane, Lee Fields et Nick Waterhouse


Petit retour en arrière...et projection vers le futur

Quel est le statut de L'Astrolabe ?

Il s'agit d'une association à but non lucratif comptant 15 salariés et environ 100 bénévoles.

Qui est à la tête de L'Astrolabe ?

Frédéric Robbe dirige la structure depuis 1998, quelques mois avant l'ouverture au public.

Qui a été à l'initiative de sa création ?

Augustin Cornu, adjoint à la Culture à l'époque de la mandature de Jean-Pierre Sueur à la Mairie d'Orléans, a bataillé pour ouvrir une salle dédiée aux musiques actuelles. L'ancienne salle du Baron, située au-dessus de la patinoire, fut ainsi été aménagée pour accueillir des artistes et le public.

Que signifie le terme « astrolabe » ?

L'astrolabe était un instrument utilisé jadis par les navigateurs pour mesurer la position des étoiles, du Soleil et des planètes.

Quel avenir pour L'Astrolabe ?

En 2027, L'Astro déménagera tout près de la Gare de Fleury-les-Aubrais ; ce sera l'occasion de faire peau neuve et de gagner en confort, notamment au niveau logistique. La salle de concert sera plus grande et une salle de répétition sera aménagée.


La Nouvelle-Orléanaise


Informations pratiques

Adresse : Bd Jean Jaurès (3e étage de la patinoire)

45000 Orléans

Téléphone : (+33) 2 38 54 20 06

Réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Youtube










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